À partir de quand une écriture cesse-t-elle d’être un symptôme pour devenir une œuvre ?
Pendant des décennies, les écrits d’Aloïse Corbaz, d’Adolf Wölfli ou de Pascal Vonlanthen sont restés rangés dans des dossiers médicaux. Des pièces de diagnostic, rien de plus.
En 1979, Michel Thévoz, écrivain et historien de l’art, leur ouvre les porte du champ artistique, sous un nom : les écrits bruts.
Rien n’avait changé dans les pages. Tout avait changé dans le regard.
Cet été, la fondation jan michalski, à Montricher, accueille ses écritures qui échappent à la langue.
Une exposition qui à elle seule, nous enseigne qu’une œuvre dépend moins de l’objet que de l’attention que nous lui portons. Et pose au visiteur cette question : que reléguons-nous aujourd’hui à la marge, faute de savoir le regarder ?
- Artpassions
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C’est en 1918 que le Kunsthaus de Zurich, dans une exposition collective, présenta pour la première fois des œuvres de Kirchner (1880-1938). Ce fut l’occasion de faire entrer dans ses collections deux gravures sur bois. L’artiste venait alors de se réfugier à Davos, dans l’espoir de rétablir une santé physique ...
La question se pose avec une force particulière cet été. La Tate lui consacre une grande rétrospective, « The Making of an Icon », qui retrace la façon dont une peintre est devenue une icône mondiale. Tote bags, mugs, reproductions, son visage est aujourd’hui partout, parfois plus présent que ses ...