L’inconvénient en Suisse, disait André Gide, c’est qu’on a toujours un glacier dressé devant soi. Cliché dont il aurait dû rougir. Il eût été mieux avisé de reconnaître que ce coin d’Europe était une terre d’intense poésie, depuis que Gustave Roud (1897- 1976), dans Air de la solitude et Le repos du cavalier, avait donné l’élan à un puissant courant d’effusion lyrique en Suisse romande. On vient de publier, chez Gallimard, la correspondance que deux de ses principaux disciples, Maurice Chappaz et Philippe Jaccottet, ont . . .
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