Home » Artpassions Articles » LE SANG ET LES FLEURS

LE SANG ET LES FLEURS

Résumé de l'article

« À toute épreuve » (1958) unit le peintre Joan Miró et le poète Paul Éluard dans un livre d’artiste hors norme. Miró ne se contente pas d’illustrer : ses xylographies dialoguent avec les vers d’Éluard, mêlant nature et tragédie humaine. Si Éluard évoque la perte et la douleur, Miró offre un écrin de sérénité avec des formes élémentaires. Leur collaboration, orchestrée par Gérald Cramer, transcende les genres, alliant typographie soignée et émotion brute, pour un objet où le sang du poète fait naître des fleurs picturales.

Article complet

Miró dialogue avec Éluard comme la nature dialogue avec un drame humain.

Devant À toute épreuve, on est spectateur avant d’être lecteur. Plus tard, on pourra bien se demander si le sens du poème d’Éluard coïncide avec l’essence de la peinture de Miró. Mais d’abord, on admire une mise en page harmonieuse, on salue le parfait équilibre d’un dialogue dont les protagonistes ne sont pas des vers et des images, mais des blocs de texte et des jeux de formes. Le travail de Miró met en valeur chaque pavé de mots . . .

Partager l'article

La Lettre d’Artpassions
Bimensuelle
Suivez toute l'actualité de l'art.

Une sélection d’articles en lecture libre, notre analyse du marché, nos recommandations d’expositions et de lectures.

S’abonner à Artpassions
Le magazine, chez vous.

Quatre numéros par an, papier ou digital. Le magazine d’art le plus vendu en kiosque en Suisse.

Articles du même auteur
image-l@3x

DEGAS NI ANGE NI BÊTE

Pour Degas, l’Opéra, c’est la scène – et surtout l’arrière-scène – de la vie. C’est un monde total, où le beau fleurit sur le sordide. Avant 1873, lorsque la salle de la rue Le Peletier n’avait pas encore brûlé, Degas la fréquentait assidûment, par amour de la scène, mais aussi ...

ap-fallback-image

Deux amis calligraphes

Dans la rivière Verzasca, et dans son lit de pierres, Francis Hoffmann voit surgirdes formes pures, silencieuses, immémoriales, d’autant plus belles que nulle volonté ne les a créées. Nicolas Bouvier, lui, raconte le chemin qui le reconduit, dans un moment noir de sa vie adulte, sur les bords de cette ...

ap-fallback-image

Les trois mystères d’une sculpture

Récemment restaurée, une étrange statue de Stefano Maderno, en l’église Sainte-Cécile du Transtévère à Rome, incarne à elle seule bien des paradoxes de la création artistique. Rome, le 17 février 1600: Giordano Bruno, le philosophe hérétique, est condamné à mort etbrûlé au Campo dei Fiori. Afin d’éviter qu’il ne clame ...

LA LETTRE D'ARTPASSIONS

Toute l'actualité de l'art : une sélection d'articles en lecture libre, notre analyse du marché, nos recommandations d'expositions et de lectures. Bimensuelle.