L’ART D’ÉCOUTER

Un dernier disque pour l’année, un dernier disque à chroniquer. Et, joie, c’est du Bach. Rien de si rare, direz-vous. Mais avec celui-ci une tendance s’affirme, qu’on est heureux de voir défendue par les deux qui sont sans doute les deux pianistes français les plus intéres- sants dans leur tranche d’âge. David Fray a 34 […]
Jeunes pianistes pour Schubert, et un moins jeune

[vc_row][vc_column][vc_column_text] Combien d’énergie et de résolution il faut pour se vouloir musicien classique, et s’imposer comme tel, dans un monde de plus en plus voué à la consommation désinvolte, vite blasée ! La musique, naguère encore, il fallait la mériter (toujours), et la chercher (souvent). Aujourd’hui plus personne n’est nécessaire. On tapote son ordinateur, puis […]
Aimez-vous Brahms ?

Le roman de Françoise Sagan en début d’années soixante a peut-être précipité les choses, mais la question se posait en effet. Même les Symphonies de Brahms ne commençaient à être publiques, ou grand public, que depuis la croisade menée par Charles Munch, vingt ans plus tôt et Arthur Rubinstein se souvenait que, devant jouer le […]
Chanter Bach

Bach a été dit baroque bien avant qu’on ne parle de musique baroque. C’est qu’il est foisonnant et qu’il se permet, faisant oublier sa très stricte armature tonale (qu’il a spectaculairement codifiée …
Entendre, ou voir ?

À 150 ans d’âge, Richard Strauss, né moderne, est devenu un classique. Notre dernier. Il a sa tradition sonore. On peut l’entendre au disque, diriger son Till Eulenspiegel avec une économie de geste
Trois hirondelles nous font le printemps

Je n’ai jamais vu dans les disques des objets de consommation. Quand j’ai commencé à m’en payer, ils étaient si chers que j’y regardais à deux fois. Pour une
Et le chant français ?

Quand les deux géants aujourd’hui bicentenaires, Wagner et Verdi, déboulaient sur la scène lyrique, c’est le chant français qui faisait et la mode, et la loi : Meyerbeer et Halévy, bientôt Gounod, et Massenet
Wagner chez soi

Tout le monde n’a pas son billet pour Bayreuth, et il y a beau temps que Bayreuth, temple toujours (désormais plus pour touristes que pour pèlerins) n’est plus le modèle ni pour Wagner tel qu’il se met en scène, ni Wagner tel qu’il se chante. On a assez protesté que Wagner tel qu’il s’est enregistré en studio (les séries Karajan ou Solti, etc.) n’était pas exemplaire non plus : facticité de l’impression sonore, plateau de stars plutôt qu’ensembles, etc.