Albert Anker n’est pas le peintre du tourment. Ses soldats fourbus, ses réfugiés affamés, ses pauvres à la soupe populaire, ses orphelins en quête d’amour expriment plus de sérénité que de souffrance. Même le propre fils du peintre, sur son lit de mort, paraît dormir paisiblement. Est-ce à dire que l’artiste soit insensible à la tragédie humaine ? Certainement pas, puisqu’il a représenté la misère, la faim, le déracinement. Mais dans son univers, il est une vertu qui compense tous les malheurs, ou qui tout au . . .
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